Infrastructure nationale de gestion des données géographiques
Géoflash

Accueil > Actualités > Editorial : Problématique de la délimitation des communes, quelle solution (...)

Editorial : Problématique de la délimitation des communes, quelle solution ?

Depuis son accession à la souveraineté internationale, le Sénégal a opté pour une politique de décentralisation prudente et progressive. Cette politique a pour ambition d’asseoir, non seulement, le développement économique et social sur l’ensemble du territoire national, mais aussi et surtout de rendre l’administration efficace et efficiente.


Cette option s’est traduite, sur le terrain, par le rapprochement de l’administration des administrés à travers la délégation des certaines compétences liées à la gestion des affaires locales notamment avec l’instauration des communes. C’est dans le souci d’approfondir et de consolider cette vision que le Gouvernement a jugé nécessaire, pour accompagner le redécoupage administratif introduit par la loi n° 2008-14 du 18 mars 2008, de créer de nouvelles communes dans les régions de Fatick, Kaffrine, Kaolack, Kédougou, Kolda, Louga, Matam, Saint-Louis, Sédhiou, Tambacounda, Thiès et Ziguinchor.

L’objectif recherché est, entre autres, de permettre, aux populations de ces entités, de participer au développement économique, éducatif, social et culturel de leurs localités respectives.

Le présent projet de décret portant création des nouvelles communes, en fixe, également, leurs chefs-lieux et leurs limites géographiques.

Cependant la question de la délimitation des communes se pose toujours avec acuité et crée beaucoup de tension entre communes voisines. Le ministère de l’Intérieur et de la sécurité publique mobilise énormément d’efforts et d’énergies dans la résolution des conflits y afférents et les référentiels de base n’aident pas tellement à apaiser les tensions.

Il est encore temps de s’attaquer sérieusement à la délimitation géo spatiale des limites de communes avec des points de repères précis pour améliorer la Gouvernance. Ces problèmes de délimitation sont d’autant plus critiques dans certaines zones rurales avec les frictions entre agriculteurs et éleveurs mais également avec le phénomène d’octroie de terre en vue d’une exploitation agricole. Les investisseurs sont souvent confrontés à des résistances sur le débordement d’une commune X par rapport à une autre commune Y.

Le plan national de géomatique (PNG) a une double carte à jouer dans l’amélioration des limites géo spatiales des communes et à leur toponymie. Il permettra de fixer de manière consensuelle et définitive les limites géographiques par des points de repère qui permettront à la Gouvernance d’avoir un levier de décision pertinent pour créer les conditions d’une cohabitation saine et apaisée entre différents communes.

Avec des relevés de points GPS, l’ANAT pourra aider à obtenir une délimitation plus précise des communes. Elle s’appuiera sur les limites définies par le décret et le dialogue consensuelle entre acteurs pour y arriver