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Prévention des inondations : la géomatique peut aider à amoindrir les sinistres

L’État du Sénégal peut anticiper sur les inondations et les éventuels sinistres auxquels font face les populations.

Une nouvelle discipline scientifique, appelée géomatique, qui regroupe l’ensemble des outils et méthodes permettant de représenter, d’analyser et d’intégrer des données géographiques, peut, en effet, aider à repérer les zones inondables aux fins de permettre aux autorités compétentes d’agir avant l’hivernage.

Le Pr Soulèye Wade, chercheur au Laboratoire de Télédétection appliquée (LTA) à l’Institut des Sciences de la Terre de la Faculté des sciences et techniques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, a donné un large aperçu de ce qu’ est la géomatique à une vingtaine de journalistes, mardi dernier à Dakar, les invitant, par la suite, à « vendre » cette discipline, surtout dans un pays en proie à des inondations ou encore à des feux de brousse.

Étant un domaine qui fait appel aux sciences, aux technologies de mesure de la terre ainsi qu’aux technologies de l’information pour faciliter l’acquisition, le traitement et la diffusion des données sur le territoire, la géomatique peut, selon Pr Wade, orienter des décisions politiques sur la prise en charge d’une catastrophe naturelle. À propos d’orientation des décideurs, le chercheur dit souhaiter qu’on implique davantage les hommes de science du pays dans certaines décisions qui touchent à l’environnement, l’économie et même la santé.

Leurs contributions, assure-t-il, peuvent être d’une grande utilité pour l’État, dans le sens de rationaliser ses dépenses. L’exem­ple du Plan Jaxaay a été agité pour avoir englouti des dizaines de milliards de francs CFA sans qu’il n’ait obtenu les résultats escomptés. Le projet est exécuté sur une zone inondable et tout porte à croire que le site va disparaître un jour ou l’autre de la carte de Dakar. Enfin, il a attiré l’attention de l’État sur le danger que comportent certains sites de recasement qui sont des zones non aedificandi, donc dangereuses pour leurs résidents.

Venu présider cette session de formation sur la géomatique, Khassoum Wone, président du Groupe interinstitutionnel de Concertation et de Coordination (GICC), a exhorté les participants à jouer un rôle majeur dans la sensibilisation des populations sur ce nouveau concept et ses avantages sur la gestion des ressources naturelles et économiques.

M. Wone, par ailleurs directeur général de l’Agence de l’Informatique de l’État (ADIE), a annoncé la tenue de la journée nationale de la géomatique, prévue le mardi 16 octobre à Dakar. Une occasion pour vanter les mérites de la discipline de laquelle sont déjà issus trois projets qui seront déroulés dans le cadre du Plan national géomatique (PNG), soutenu financièrement par le Projet d’appui canadien et l’État. Il s’agit de la conception de la cartographie nationale sur les services sociaux de base, de la confection du système d’information géographique de la SENELEC et de l’identification des terres agricoles.