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Problématique de l’Open Data au Sénégal : Vers un cadre d’ouverture des données géospatiales

Avec le développement fulgurant de la géomatique dans les pays en voies de développement, on peut entrevoir qu’il existe un véritable marché de la donnée et en même temps constater que celui de l’open data est à définir. Depuis les indépendances à nos jours, les données géospatiales sont gérées par les structures habilitées dans nos Etats qui bénéficient du partenariat international pour la production et la mise à jour des données.

L’accès à ces données constitue un véritable parcours du combat-tant pour les usagers et les professionnels de la Géomatique. Pour la simple et bonne raison que ces données sont commercialisées par ces structures détentrices dans un souci de mise à jour permanente. La cause est noble mais le citoyen au même titre que le privé national doit pouvoir accéder aux données puisqu’elles sont produites grâce aux taxes générées par les différentes couches socio-professionnelles.

Le mouvement d’ouverture des données publiques, plus communément appelé open data, est en plein essor depuis le milieu des années 2000. En effet, l’Open Data ou la donnée ouverte est une donnée qui peut être librement utilisée, réutilisée et redistribuée par quiconque sujette seulement, au plus, à une exigence d’attribution et de partage à l’identique. L’ouverture des données publiques n’équivaut pas à la divulgation de données personnelles et des données sensibles. L’Open Data est devenu un mouvement mondial, porté à l’origine par la société civile, qui a trouvé écho auprès des pouvoirs publics : la plupart des grandes démocraties ont modifié ou envisagent de modifier leur droit interne en vue d’une libéralisation des données accrues et mieux délimitées juridiquement.

Le Sénégal ne peut échapper à ce mouvement, les acteurs sont en train de faire des progrès innovants dans le domaine de la Géomatique. Ainsi, les collectivités territoriales, les universitaires, les citoyens s’appuient sur les fondamentaux de l’ouverture et du partage des données géospatiales pour inventer de nouveaux modèles de création de richesses. Par conséquent, les entreprises pour qui les données ouvertes sont devenues un vecteur de progrès et de profits, participent au développement de l’économie numérique.

L’open data n’est pas une simple affaire de techniciens ou de spécialistes, mais bien une question politique, culturelle, citoyenne et économique. Il reste à trouver le bon modèle économique, celui qui satisfera les développeurs mais aussi les structures, publiques ou privées, mettant leurs données en partage. Pour y parvenir, il faut lever des freins juridiques, techniques, mais aussi politiques notamment pour parvenir à mutualiser les différentes initiatives.

Le Plan national de géomatique sous la conduite du GICC (Groupe inter institutionnel de concertation et de coordination) est chargé d’harmoniser les positions afin de rassurer les producteurs à adhérer au mouvement sur les politiques de données ouvertes, gage d’un développement durable grâce à l’éclosion des services à valeurs ajoutées.